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dimanche 1 avril 2012

Participation aux Causeries de Capucine et Gnieark

Mercredi soir dernier, j'ai eu le plaisir de participer au huitième numéro du podcast "Les causeries de Capucine et Gnieark". Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce merveilleux moment de culture hebdomadaire, sachez que ce podcast repose sur deux protagonistes, Capucine et Gnieark, devisant de thèmes divers et variés, parfois avec des invités. 

Exceptionnellement, Capucine n'était pas là pour ce numéro. Mais pour pallier à cette absence, Gnieark a donc convié deux invité, Dascritch et moi-même, le temps d'un podcast sur les podcasts. Voici le paragraphe introductif de l'émission, que l'on peut retrouver sur le blog du podcast.

Pour le 8ème podcast, le thème est le podcast justement.

Pour ce sujet, Les invités sont: Guillaume (@Gwilh), dévoreur de mp3 et d’OGG, et Xavier (@dascritch), un des pionnier du podcast, animateur sur radio FMR,. J’ai été ravi de tomber sur deux passionnés à ce sujet. Encore merci à eux! Perso j’ai appris plein de choses.

Je vous laisse la joie de découvrir ce huitième opus du podcast, qui dure tout de même une bonne heure, et vous invite à écouter les épisodes précédents !


« L'artiste qui renonce à une heure de travail pour une heure de causerie avec un ami sait qu'il sacrifie une réalité pour quelque chose qui n'existe pas. » M. Proust.

mercredi 14 mars 2012

Le cinéma, un paradoxe havrais

La décennie écoulée nous l'a intimé, Le Havre est une ville de cinéma. On ne compte plus le nombre de tournage ayant pour décors les rues du projet de ville imaginé par l'architecte Perret. Le dernier en date, sorti cette semaine dans les salles obscures, est un film de Lucas Belvaux, intitulé 38 Témoins. L'année passée, le cinéaste finlandais Aki Kaurismäki a transporté sa bobine, éponymement intitulée Le Havre, de la Porte Océane à la sélection officielle du festival de Cannes. Plus axées grand public, on se souvient également des comédies La Beuze (2002) et Disco (2008), portées respectivement par les acteurs et humoristes Mickaël Youn et Franck Dubosc.

La télévision, elle aussi, s'intéresse à l'ambiance singulière dégagée par notre ville. Diffusée récemment sur France 2, la série Deux flics sur les docks rempile pour une deuxième saison. Les enquêtes policières, dirigées en duo par Jean-Marc Barr et Bruno Solo, sont actuellement tournées en extérieur. Le dessinateur-blogueur Julien, bien connu de la twittosphère havraise, a d'ailleurs eu l'occasion de participer, en tant que figurant, à la réalisation d'une de ces scènes.

Oui mais voilà. Si la production cinématographique y semble florissante depuis plusieurs années, il n'en est pas de même de la projection et de l'exploitation des films dans les salles obscures havraises. La fréquentation n'est pas en cause, loin de là. Seul cinéma grand publique de la place, le Gaumont des Docks Vauban réalise sûrement un chiffre d'affaire confortable, eut égard au prix élevé d'une place plein tarif (plus de dix euros) et à l'affluence constatée dans la file d'attente le samedi soir. Bien sûr, me direz-vous, il y a également le Sirius, proche de la gare et de l'université. Certes. Mais force est de constater que ce petit cinéma d'art et d'essai aux locaux d'apparence extérieure vétuste n'a pas les armes nécessaires pour rivaliser avec le mastodonte de la distribution cinématographique. 

Il est donc seul. Oui. Le Gaumont des Docks Vauban est le seul cinéma grand public du Havre, ville de 177 259 habitants, dans une agglomération qui en compte 243 348. Et la solitude de cet exploitant se fait lourdement sentir. Comme le signale très justement sur son blog Christophe, alias Titloup76, le rapport qualité-prix des prestations proposées par le gestionnaires de ces salles laisse à désirer. D'autant que depuis le premier janvier dernier, les tarifs ont encore augmenté. Il faut en effet compter un euro supplémentaire pour une entrée bénéficiant d'un tarif préférentiel, soit six euros. Et ce, sans évoquer l'immanquable bonus 3D. Un peu de concurrence ne ferait pas de mal dans ce secteur d'activité...

Sur le blog d'un élu local, dont le contenu est tout aussi intéressant que les commentaires laissés presque sans modération, on apprend que le Sirius doit faire l'objet d'une rénovation. "La restructuration du cinéma havrais est en marche", nous dit-on. Les commentateurs semblent sceptiques et dubitatifs. Certes, l'ancien multiplexe de Montivilliers sera transformé en cinéma communautaire, offrant 4 salles supplémentaires aux autochtones locaux, sous la houlette de Noé Cinémas, mais est-ce que ceci sera suffisant ?

Sincèrement, je ne pense pas. J'ai un profond respect pour Noé Cinémas, eut égard à ce qu'ils ont récemment accompli, notamment depuis la réouverture de l'Omnia à Rouen. Mais clairement, ils ne se positionnent pas sur le même créneau. A mon sens, seul un groupe national comme UGC, en proposant un service de qualité, en exploitant un équipement IMAX, et en pratiquant une politique tarifaire clémente envers les cinéphiles, pourrait instaurer la nécessaire concurrence en matière d'exploitation cinématographique au Havre. Une petite fée pourrait-elle me prêter sa baguette ?


« Le Havre porte la trace d’un grand projet humain, esthétique et moderniste, un peu comme le communisme : on sent que quelqu’un a pensé à faire vivre les gens ensemble. » D.Abel, un des réalisateurs de La Fée.

jeudi 1 mars 2012

La Bigouden

Pour le breton hors de Bretagne que je suis, une crêperie est comme un phare dans le désert. Un petit bout de culture culinaire bretonne qui réchauffe le cœur des expatriés. Il est pourtant difficile de trouver la perle rare, la krampouezh ed du qui vous fera saliver, tant l'office du crêpier peut sembler aléatoire selon les échoppes. Le maniement du billig ne s'apprend pas en un jour. Débarquant fraîchement au Havre, me voici en quête d'une nouvelle cantine bretonne. La Bigouden sera mon premier essai... 

Au premier abord extérieur, l'échoppe ne semble pas très accueillante. Perdue seule au bout de la Rue de Bretagne, dans le quartier Saint-François, la devanture de la Bigouden dégage quelque chose de vieillot. L'oeuil non averti ignorera sans doute la boutique, mais ma curiosité ne s'arrête pas à l'aspect extérieur d'une crêperie. Je décide donc de pousser la porte de l'établissement, et j'entre. Mon premier regard va en direction du patron, taillé comme une armoire normande, derrière son bar, manifestement occupé à manipuler sa galetière. Un bon point, me dis-je. Au moins ici, la pâte n'aura rien d'industriel. 

La salle est à l'image de la devanture, surannée. Au mur, on y trouve de vieilles photographies représentant le Havre avant-guerre. Quelques éléments de décorum bretons viennent agrémenter le tout. La musique, forte, n'a rien de celtique. On se sent quelque peu déphasé. La serveuse me conduit vers une table au fond de la pièce. Ce midi, le restaurant ne fait pas recette. Seulement cinq couverts.C'est plutôt bon signe, je serai servi rapidement. 

La carte semble calquée sur le reste. Sans fioriture, rustique. Peu de choix, mais l'essentiel. Des galettes traditionnelles, de la complète jambon oeuf fromage à la moins classique savoyarde. J'opte pour cette dernière et commande une petite bouteille de cidre. Loin d'être exceptionnel, ce petit breuvage produit dans l'Oise n'en est pas moins agréable à cette heure du déjeuner. 

Première galette, donc, la savoyarde. Accompagnée d’une petite salade et d'une batterie de lardons, l'objet de ma convoitise se révèle être d'une agréable compagnie. Les divers ingrédients, les pommes de terres, le reblochon, semblent être savamment dosés, avec finesse, et pourtant, la galette remplit copieusement mon espace gastrique. Et que dire de l'élément principal, la pâte ? Cuite à la perfection, elle reste souple tout en étant croquante. C'est à cela que l'on reconnait une galette fraîche. Un véritable délice. Par pure gourmandise, je commande une simple galette beurre. Celle-ci confirme mon diagnostique. Et pour finir, une petite crêpe au chocolat. Classique, mais efficace.

Pour ce repas, j'ai déboursé une vingtaine d'euros. Sans cidre et sans galette beurre bonus, le déjeuner peut revenir autour des quatorze euros. Le rapport qualité/prix est correct, cependant une formule midi autour de dix euros serait appréciée.

Sans fioriture ni chichis, la Bigouden saura ravir les amateurs de galette de tous poils. L'ambiance rustique et familiale rebutera sûrement les amateurs de crêperie-lounge. Mais les galettes y sont excellentes. Entrez-y sans peur, vous ne serez pas déçus. 


La Bigouden, 88 rue de Bretagne, 76600 Le Havre - Ouvert tous les jours sauf le samedi midi et le dimanche.

mercredi 29 février 2012

La Prédiction

Il y a quelques mois, lorsque j'écrivais les dernières phrases de mon dernier article sur la découverte du patrimoine havrais, je n'imaginais pas que ma conclusion deviendrait réalité. Ma réalité. Alors, certes, vous l’aurez compris, la suite de ce billet sera extrêmement nombriliste, flattant mon ego plus que de besoin. Il n'en demandais pas tant. Quoique... 

"Il ne tient qu'à vous de découvrir, d'aller vous perdre, et peut-être ne plus revenir, d'un autre Ailleurs...", écrivais-je. Et bien, nous y voici. Le Havre. Ma nouvelle capitale. Ma nouvelle vie. Fini Rouen et ses fastes bien cachés, ses petites ruelles médiévales et ses cent clochers. Me voici désormais havrais, un vrai de vrai, et ouais. Enfin presque. Parce que, pour devenir un véritable habitant du Havre, faudrait-il y avoir vécu quelques temps. Ma dernière année d'étude passée en son université sera-t-elle suffisante pour être accepté par les autochtones locaux ? Le mystère reste entier, le suspense demeure insoutenable.

"Mais où veut-il en venir avec toutes ses élucubrations, l'énergumène ?". A la lecture d'un tel billet, l'ennui et le désarroi se lisent sur votre visage, malgré l'écran, le bien nommé, qui nous sépare. Il faut avouer que ce verbiage, même s'il est pour moi plaisant à rédiger, n'en est pas moins inutile pour le moment. Parler, ou, en l'espèce, écrire pour ne rien dire sera surement l'activité la plus en vue ces prochains mois. Si vous en doutiez encore, lisez le Paris-Nor.... euh... le Havre Libre ou le Havre Presse, selon vos goûts. Troll. Oui, mais troll géolocalisé

"Lorem ipsum" écrivait l'auteur latin analphabète. L'angoisse de la page blanche se comble rapidement pour certain. Il me semble en être la preuve vivante. Trêve de bavardage. Les habitudes prises par ce blog, doté d'une existence propre et autonome, vont être bousculées. Les billets qui suivront seront surement moins réguliers, n'obéiront à aucune règle éditoriale précise. La limitation abusive, mais nécessaire, de caractère volera en éclat.

Puisque le Havre ne ressemble à aucun autre endroit, puisque le Havre fût, est, et restera un laboratoire pour les architectes urbanistes de tous horizons, puisque le Havre vit au gré des marées et des arrivages de containers sur les quais de son port, puisque le Havre... Ce blog sera désormais à son image. Tout un programme. Une autre prédiction.


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samedi 18 juin 2011

Tapis Volant #27 : À la découverte du Havre...
Je vis Ailleurs

Toute l'année durant, nous vous avons fait découvrir toute la richesse du patrimoine havrais, assez différent des paysages rouennais. La ville est toujours en mutation. Quel avenir pour Le Havre ?

Le Havre est une ville qui bouge. Malgré sa totale destruction durant la Seconde Guerre Mondiale, elle a su se reconstruire et repartir de l'avant. Elle est désormais l'un des poumons économiques des deux Normandies, poussé par le dynamisme de ses infrastructures. Le Grand Port Maritime du Havre reprend son envol depuis l'application de la réforme portuaire, début mai, les navires reviennent, chaque jour, décharger des milliers de boîtes, faisant battre le cœur des entreprises de la région. Mais Le Havre s'inscrit aussi dans une dynamique plus globale, celle de l'Axe Seine, jusqu'à Paris en passant par Rouen. Elle devient la tête de pont d'une façade maritime normande en pleine expansion, misant audacieusement sur les énergies éoliennes. Le port, créé il y a près de 500 ans par François Ier est donc toujours aussi stratégique. De grands travaux attendent la Ville pour les prochaines années : un tramway desservira le centre-ville, un nouveau grand stade s'implante à l'entrée de la ville, servant d'écrin aux futurs exploits du HAC. Le Volcan, scène nationale, est en pleine rénovation afin d'offrir aux Havrais des spectacles culturels de qualité. Le Havre est une ville qui vit. Et je vous invite à le découvrir par vous même. L'été est la meilleure saison pour la découvrir, flâner dans ses rues pour apprécier son architecture, passer l'après-midi au bord de la plage, aller visiter la maison de l'armateur, et finir par un restaurant en amoureux dans le quartier Saint-François. Il ne tient qu'à vous de découvrir, d'aller vous perdre, et peut-être ne plus revenir, d'un autre Ailleurs... www.jevisailleurs.com


« Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion ».D. Robert.

vendredi 17 juin 2011

Tapis Volant #27 : Will&Co

William Abisror, étudiant strasbourgeois et passionné de talk-shows américains, nous livre depuis près d'un an et demi une émission pleine de bonne humeur, le dimanche à 17h00...

Un concept

Le principe de Will&Co part d'une idée simple, être un podcast sérieusement marrant. Chaque semaine, Will et ses invités décortiquent l'information. Le concept de l’émission a quelque peu évolué depuis ses débuts. A l'origine, deux ou trois thèmes phares étaient distillés durant l'émission, l'occasion de débattre sur des sujets plus ou moins sensibles, comme l'alimentation des français, la Saint Patrick, la SACEM ou encore les nouveaux sports tendances de l'été. Certains invités avaient une chronique (cinéma, science...). Le tout étant saupoudré de mini-rubriques comme La blague du jour, le Guest Game, ou encore le Truc à savoir pour se la péter en société.

Nouvelle formule

Depuis le mois d'octobre, Will insuffle une nouvelle dynamique à son émission. Le rythme est différent, la longueur du podcast également. Chaque émission commence par la traditionnelle présentation des invités. Ce ne sont pas toujours les mêmes qui reviennent, 81 se sont succédé aux micros de Will depuis le commencement. Cependant, certains invités sont devenus, au fil des derniers podcasts, de véritables piliers de l'émission, comme JackTyphus et Lolarosy. Le show se poursuit par un débriefing de l'épisode précédent. Puis, la première grande partie, Une semaine en sept infos, reprend les faits marquants de la semaine passée. Depuis quelques numéros, JackTyphus dispose de sa propre chronique, l'Instant Kapoué, drôle et culturelle. Hum...

Will ailleurs...

Will&Co fait partie de la grande famille des podcasts NoWatch. Mais on retrouve aussi Will dans d'autres émissions, comme le podcast belge On a toujours raison. Il anime aussi une émission sur une radio strasbourgeoise. Enfin, les magnifiques tee-shirts NoWatch sont en partie dessinés par Will. www.willandco.fr


« Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ». P. Valéry.

jeudi 16 juin 2011

Tapis Volant #27 : L'été sera geek

Pauvre geek que vous êtes ! C'est l'été, et votre copine va avoir envie d'aller à la plage. Comme je vous plains... D'autant que je vous ai concocté une petite liste de choses à tester durant la saison estivale...

Miro 4

Nos amis de chez Apple ont « révolutionné » l'usage des médias audio et vidéo grâce à leur logiciel iTunes. Peut-être. Cela reste pourtant lourd et fermé. D'autant qu'avec un terminal Android, vous n'en voyez pas l’intérêt. Réjouissez-vous ! Miro vient de passer en version 4. Quelles nouveautés au programme ? Une meilleure prise en charge des podcasts, la conversion de vidéos à la volée, l’accès direct aux stores d'Amazon, la possibilité de streamer un contenu entre deux ordinateurs d'un même réseau et une synchronisation directe avec les terminaux Android. http://www.getmiro.com

BitCoin

Vous êtes un pro du négoce et aviez toujours rêvé de devenir un trader virtuel ? Second Life, c'est démodé, essayez-vous plutôt aux BitCoins ! Il s'agit d'une monnaie numérique utilisant un protocole P2P sécurisé. Lorsque vous installez le programme, vous générez un nombre aléatoire de BitCoins. Ceux-ci sont échangeables entre internautes, et font partie d'une d'une bourse monétaire virtuelle. Vous pouvez en acheter contre de l'argent réel, l'avantage étant qu'ils ne sont soumis à aucun contrôle financier, ni instance de régulation. Cette initiative open source est controversée. Les États se demandent si ce nouveau marché de la spéculation ne pourrait faire tomber l'économie mondiale... http://www.bitcoin.org

Unity

La nouvelle interface des distributions Ubuntu/Linux est loin de faire l'unanimité sur la blogosphère francophone. Il est vrai que changer les habitudes bien installées de geeks de tous poils, c'est rarement bien perçu par la communauté. Néanmoins, le design d'Unity est sobre, simple, bien pensé, et les raccourcis clavier sont légion. Ceci dit, il y a toujours possibilité de réinstaller Gnome 3.0... http://doc.ubuntu-fr.org/unity


« Retrouvez, dès la saison prochaine, une nouvelle équipe dans la Geek Page 23 ! » Gwilh.